Citer ses sources historiques


Écrire / vendredi, mars 22nd, 2019

Un mot pour vous dire que suite à une demande pertinente d’une lectrice Instagram, je vais désormais m’efforcer de citer mes principales sources dans chacun des articles que je publierai.

Je vais le faire dès à présent avec les nouveaux articles, et, si j’en ai le courage, je complèterai petit à petit les anciens (ah, misère… il va falloir que je farfouille pour retrouver tout ça ! 😉 ).

Je me suis déjà plusieurs fois posé la question de citer ou non mes références, et je ne le faisais pas jusqu’à présent par envie de me simplifier la vie. Mais je comprends aussi que c’est utile pour vous, si vous souhaitez creuser un peu plus les sujets que j’aborde sur ce blog.

Un petit survol ci-dessous pour vous expliquer comment je procède.


D’abord, je ne suis pas historienne…

… donc je n’ai pas de techniques académiques, ni de compétences professionnelles particulières dans ce domaine.

Ce blog a pour seule vocation de vulgariser, de transmettre ce que j’ai appris au fil de mes recherches, de la même façon que chacun d’entre vous pourrait le faire.

Comme je n’aime pas raconter de bêtises (ni dans mes romans, ni dans mes articles), je croise autant que possible les informations, mais ça n’empêche que je ne suis pas à l’abri d’affirmer quelque chose de faux ou de faire des raccourcis un peu simplistes.

Si je dis des énormités, c’est ou bien une erreur de bonne foi (et dans ce cas n’hésitez pas à me corriger !) ou bien parce que j’évite volontairement de donner trop de détails afin de ne pas vous noyer.


Mes sources favorites

Avant tout, je cherche toujours en deux langues.

Comme j’écris essentiellement sur la culture anglo-saxonne, je cherche en priorité des références anglophones, et dans un deuxième temps je vais chercher le même sujet en français, pour comparer.

  • Wikipédia est mon ami ! (et c’est ton ami aussi…) C’est un de mes principaux points de départ. Je vais chercher une explication pour un truc, ouvrir une page, réouvrir cette même page dans l’autre langue (pour apprendre d’autres détails ou vérifier que les deux disent bien la même chose), et puis au fil des clics sur les liens je me retrouve à lire pendant des heures…
  • Les sites spécialisés. Pour Jane Austen en particulier, il existe déjà une trââââââlée de sites extrêmement bien renseignés et documentés (Jane Austen World en tête, mais il y en a beaucoup d’autres !). Après, je peux vite tomber sur d’autres sites parlant du XIXème siècle, sur la bouffe, sur les costumes, sur les voitures à cheval… Internet, c’est sans fin, il faut juste indiquer les bons mots-clés.
  • Beaucoup de recherches d’images sur Google ou Pinterest, qui vont à leur tour m’amener vers les sites dont elles sont tirées.
  • YouTube est également une excellente source. On y trouve des vulgarisateurs fantastiques (je vous reparlerai de certains d’entre eux), des musiques, des démonstrations de comment faire ceci ou cela…
  • Les documentaires et autres reportages télé. Là aussi, il existe quantité d’émissions télé sur YouTube qui racontent des trucs passionnants sur l’époque georgienne, victorienne, ou bien sur des lieux précis (comme Chatsworth House, par exemple). Je suis fan d’émissions comme Secrets d’Histoire, L’ombre d’un doute, et d’émissions britanniques. Je regarde aussi bon nombre de reportages sur des sujets contemporains, pour les faire entrer en résonance avec les sujets du XIXème siècle que je traite.
  • Les catalogues de vente des antiquaires. Une recherche image m’amène parfois sur un site d’antiquaire, où, la plupart du temps, l’objet/meuble est décrit avec bon nombre de détails passionnants.
  • Les bases de données des musées. Celle du British Museum est super, et quand j’écrivais mes Filles de joie (qui se passe à Montréal), c’était plutôt le Musée McCord. On y trouve des costumes, objets, meubles, véhicules, mais surtout beaucoup de peintures ou documents d’époque, et – mon petit péché mignon – des images satiriques.
  • Les bases de données, livres numérisés, ou expositions virtuelles des bibliothèques. La BnF a été une mine du temps où j’écrivais les Filles de joie, ça me permettait d’accéder à des livres français que je ne trouve pas au Québec.
  • Les livres papiers empruntés à la bibliothèque. Ben oui, c’est la base de ce qu’on faisait en cours d’histoire-géo, et ça n’a pas changé ! Un livre numérisé est plus pratique car on peut faire directement des recherches par mots-clé, mais on trouve dans certains livres imprimés des infos qui n’existent pas ailleurs. Romans, essais, biographies, mémoires… tout est bon à prendre !
  • Les visites en personne. Voir de ses yeux les lieux dont on parle dans ses romans, ça n’a tout simplement pas de prix…

Avec tout ça, je fais également des liens vers les films ou séries télé d’époque que je regarde. C’est à prendre avec des pincettes, car c’est forcément une vision esthétisée et romancée (et donc, pas toujours réaliste), mais c’est super intéressant pour donner envie d’ouvrir Wikipédia et de vérifier si ce que le film/série raconte est bien vrai.

Par exemple, je connaissais depuis longtemps l’anecdote de l’année sans été à l’origine de Frankenstein, mais c’est en regardant Frankenstein Chronicles que j’ai réalisé que Mary Shelley était contemporaine de Jane Austen (voir ici) et c’est Wikipédia qui m’a ensuite raconté le reste de sa vie.


Citer absolument toutes mes sources ?

Euh… Pas toutes, non.

Je croise beaucoup de choses, je vais vite, je mets en relation des sujets vus dans des contextes divers, et je ne me souviens pas forcément par où je suis passée pour en arriver là…

De toute façon, je ne pense pas que ça aurait beaucoup d’intérêt pour vous d’être envahis de trop de choses (je vous assure que vous n’avez pas envie d’être dans ma tête, non-non-non ! c’est bien trop le bordel, là-dedans ! 😉 ).

De plus, il y a des liens que je fais de mémoire, en me souvenant de choses que j’ai vues, lues, ou apprises il y a plus ou moins longtemps. C’est lié à mon éducation, mes lectures, ma culture générale, mes centres d’intérêts ou mes loisirs personnels, donc je n’ai pas envie de me casser la tête pour trouver LA source qui va justifier chaque mini détail. Je le ferai si je juge que c’est pertinent, mais pas tout le temps.


En conclusion

Mon objectif est de vous aider à aller plus loin sur un sujet si vous le souhaitez. Mais je ne suis pas votre wikipédia personnel, juste quelqu’un qui mâche et prédigère beaucoup de choses pour vous mettre l’eau à la bouche (euh… j’avoue, dit comme ça, c’est pas très ragoûtant ! 😉 ).

En fin d’article, vous trouverez donc maintenant ce genre de petit bloc de couleur, avec les liens principaux pour vous mettre sur la voie :

SOURCES :
Lien

À vous de faire ensuite le reste du chemin, dans la direction qui vous plaira !

Enjoy ! 🙂

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Une réponse à « Citer ses sources historiques »

  1. Je trouve que c est une très bonne idée ! Je m étais déjà interrogée sur tes sources justement. Perso je n irai pas verifier mais si ca peut proposer une petite bibliographie a lire en même temps,ca sera cool !
    Merci 😘

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