À venir : une traduction en anglais !


Autoédition / mercredi, février 6th, 2019

Hé oui, c’était la prochaine étape la plus logique ! 😀

Cela dit, passer de la théorie à la pratique est loin d’être simple…


Est-ce qu’il faut automatiquement traduire un livre ?

Pas forcément, non : tout dépend du livre lui-même.

Traduire son roman, ça signifie étendre son lectorat (et, bien entendu, augmenter ses ventes). Mais ce n’est pertinent que si les lecteurs en question sont susceptibles d’être intéressés par le roman.

Cette question ne s’est jamais posée pour mes romans précédents, puisqu’ils racontaient la vie d’héroïnes québécoises et s’adressaient au public québécois. Mon éditeur ne visait même pas le marché français, alors le marché anglophone, n’en parlons pas !

Pour La renaissance de Pemberley, en revanche, il est tout naturel de traduire en anglais, car les austeneries sont extrêêêêêêêmement populaires dans le monde anglophone (forcément !). Il est évident que mon roman sera noyé parmi les centaines d’autres histoires en anglais qui existent déjà, et ce ne sera pas facile de se démarquer (surtout que je suis une auteure inconnue pour eux), mais le marché anglophone est gigantesque, donc même en n’étant capable que d’en atteindre une toute petite portion, ce sera déjà gros. De plus, je peux compter sur une population de fans de Jane Austen qui existe déjà (et qui existera encore dans 10, 20 ou 50 ans) et qui aime consommer tout ce qui se fait de nouveau en matière d’austeneries.

Avec un bon boulot sur la promotion et une traduction de qualité, mon roman devrait donc finir par se tailler sa petite place (en tout cas, je l’espère ! 😉 ).


Comment trouver un traducteur ?

Ça, c’est la partie délicate…

La distance

Un traducteur, c’est quelqu’un qui peut, par son choix de mots, changer presque du tout au tout la substance d’une histoire. C’est assez facile de glisser des sous-entendus ou de déformer légèrement la perception qu’on a d’un personnage, rien que par l’utilisation d’un synonyme plutôt qu’un autre. Et cela, même si le traducteur est de bonne foi et essaye simplement de faire ce qu’il juge le mieux.

Dans ce cas, mieux vaut instaurer un dialogue étroit entre l’auteur et le traducteur, afin que le second comprenne bien ce que le premier a voulu dire, et en tienne compte pour ne pas déformer le contenu. Idéalement, il faudrait donc que l’auteur et le traducteur puissent se rencontrer aussi souvent que nécessaire ou, en tout cas, trouver un moyen de communiquer sur une base régulière.

Les américanismes

Aujourd’hui, la plus grande population anglophone se trouve (sans surprise) en Amérique du Nord. Cela qui signifie que parmi les centaines d’austeneries qui existent en anglais, un bon nombre ont été écrites par des auteures américaines.

… et ça se voit !

Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil dans les commentaires des lecteurs pour constater que plusieurs lecteurs déplorent l’utilisation d’un vocabulaire typiquement américain, qui sonne faux avec l’ambiance austenienne. C’est un sujet auquel il faut prendre garde si on veut respecter l’oeuvre originale.

Le temps de travail

Pour un traducteur, traduire un roman entier ce n’est pas pareil que des articles de journaux, des textes de lois, des notices d’utilisation, ou autres trucs du genre. C’est un travail presque aussi long que la rédaction-même du roman, car il faut bien s’imprégner du sujet et faire autant de recherches que nécessaire pour s’assurer qu’on a traduit de la façon la plus juste.

On parle de plusieurs centaines d’heures de travail, réparties sur plusieurs mois. Le traducteur doit donc être disponible pour pouvoir prendre ce genre d’engagement, car il est évident qu’on ne changera pas de traducteur en cours de route pour des problèmes d’emploi du temps…


Mon choix est arrêté 🙂

Les critères d’embauche

Pour La renaissance de Pemberley, j’avais des exigences. Je cherchais quelqu’un qui :

  • connaît parfaitement l’oeuvre de Jane Austen et sera à même de saisir ce que j’ai fait de ses personnages. Je ne me suis pas donnée autant de mal pour soigner les détails dans mon roman, si c’est pour me retrouver ensuite avec une traduction approximative !
  • est anglophone AVANT d’être francophone, et pas l’inverse (il me semble que c’est une évidence !)
  • rédige dans un anglais britannique, et non pas nord-américain, pour donner au texte toute sa saveur “austenienne”
  • réside si possible dans les environs de Montréal, où j’habite, pour qu’on puisse se parler de vive voix
  • est disponible et intéressé par un mandat de plusieurs mois (pas forcément à temps plein, mais quand même)

Trouver la perle rare

Depuis quelques temps, de façon informelle, je racontais à mon entourage que j’étais à la recherche d’un(e) traducteur(trice). On m’a recommandé quelques personnes. Par chez moi, ce n’est pas bien difficile de trouver des anglophones, par contre, ils sont tous de culture québécoise ou nord-américaine.

J’ai donc fait des recherches en direction du Royaume-Uni, où j’étais certaine de trouver sans mal des spécialistes de Jane Austen. L’inconvénient, c’est que j’allais devoir gérer la distance et une communication peut-être moins facile. Si je m’adressais à un site de travailleurs freelance je n’avais aucun moyen de distinguer qui pratique les prix les plus corrects, et si je passais par une agence je me retrouvais avec des montants astronomiques (en livres sterling, en plus…).

Et finalement…

Un ami-d’un-ami-d’un-ami m’a recommandé une traductrice qui connaissait super bien Jane Austen pour avoir analysé plusieurs de ses romans en long en large et en travers. Avantage : elle vit à Montréal, elle est fan d’Orgueil et préjugés, travaille en indépendante, est disponible et super emballée par le projet ! Et elle n’est pas nord-américaine, mais de culture britannique (sans être anglaise, elle vient d’Afrique du Sud, un compromis qui, au vu de ses références, ne me gêne pas).

Je pouvais difficilement rêver mieux et je suis ravie !

Vous trouverez ici un article plus récent où je raconte la méthode de travail collaborative que nous avons mise en place, elle et moi.


En conclusion

La traduction va démarrer tranquillement dans les semaines qui viennent. Comme c’est un travail long et minutieux, il y en a pour des mois, ce qui fait que je prévois sortir cette version anglaise vers la fin de l’année 2019, voire début 2020, mais pas avant (je vais essayer d’être réaliste dans mon estimé des délais, pour une fois ! 😉 ).

Il n’y aura pas d’autres langues, parce que je ne peux pas tout gérer à la fois et que mes finances personnelles ne me permettent pas de payer plusieurs traducteurs (déjà une, c’est énorme !). Si un jour je décide de faire traduire dans une nouvelle langue, ce ne sera pas avant plusieurs années, à condition que ce soit pertinent et que j’en aie les moyens (après tout, je ne suis qu’une simple autoéditrice, pas la maison d’édition de Harry Potter !).

C’est-y pas excitant, tout ça ! 😀

ET EN PLUS… J’ai une autre casserole sur le feu, car pendant que ma traductrice travaille, je prépare l’enregistrement de La renaissance de Pemberley en livre audio ! Je vous en reparle d’ailleurs ici

error

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.