Faire le choix de l’autédition pour traverser l’océan


Autoédition / jeudi, août 23rd, 2018

Avec la sortie prochaine de La renaissance de Pemberley, beaucoup de gens me demandent où mon roman sera disponible et sous quelle forme. Il y a ma mère qui s’attend à le trouver en librairie, mes amis qui veulent télécharger le ebook, mes voisins qui veulent me l’acheter directement en main propre, ceux qui vont le chercher en bibliothèque… Bref ! C’est compliqué !

Bien que je sois française d’origine, je vis au Québec depuis très longtemps. C’est ici que je suis entrée en contact avec la maison d’édition qui a publié mes premiers romans (Les Éditeurs Réunis, qui font du très bon boulot et que je salue au passage !) et c’est avant tout au public québécois que s’adressaient mes histoires puisque La cantatrice et Les filles de joie sont des portraits d’héroïnes québécoises. Jusque-là, tout allait bien.

Avec La renaissance de Pemberley, en revanche, le public concerné est beaucoup plus vaste puisqu’on parle des fans de Jane Austen dans leur ensemble, autrement dit : le monde entier ! 😉 (et j’exagère à peine).

Alors, pour traverser l’océan et aller chercher mon public principal (France, Belgique, Suisse) puis le reste de la francophonie, je n’avais que deux solutions :

  1. trouver un nouvel éditeur en France
  2. m’autoéditer

Trouver un éditeur en France

J’ai regardé les lignes éditoriales des principaux joueurs. J’ai même contacté les éditions Milady, qui publient des suites de Jane Austen, mais en vain (il faut dire qu’à l’époque où je les ai contactés, je n’avais que ma fanfiction sous la main, mais pas de manuscrit final).

Le truc qui me chicotait avec cette solution, c’est que je restais dans le système, c’est à dire faire du porte à porte un manuscrit sous le bras (que je n’avais même pas, d’ailleurs), puis espérer être publiée un jour (mais quand ?) et ne retirer au final que 10 à 15% de droits d’auteur.

J’en reparlerai, mais je suis d’avis que l’édition traditionnelle doit se renouveler parce qu’elle ne va pas aussi vite que les nouvelles technologies et la liberté qu’elles nous offrent.


M’autoéditer

Justement, c’est là qu’arrive l’autoédition. Vous allez pouvoir me suivre dans ce processus, car je l’essaye pour la première fois.

Amazon offre un service difficile à battre en terme d’autoédition, et même si j’ai un problème avec le fait de nourrir un géant en affamant les plus petits c’est la solution que j’ai choisie. Je pourrai donc diffuser mon roman en Europe en version papier, ePub ou Kindle, et – cerise sur le gâteau ! – le pourcentage de droits d’auteurs sera nettement plus important.

Ça vient tout de même avec un paquet d’inconvénients :

  • n’étant pas un éditeur reconnu, mon livre ne sera jamais disponibles dans les librairies (ni au Québec, ni en France, ni nulle part). Ma pauvre maman devra se résoudre à commander son exemplaire en ligne !
  • dans le mot “autoédition”, la partie importante c’est “auto” : tout ce que mon éditeur faisait pour moi, je dois désormais le gérer seule. Imaginez un instant la quantité de temps (et le nombre de noeuds au cerveau !) que ça prend. Ça tombe bien, je gagne ma vie avec un “vrai métier” qui se trouve être dans le monde du multimédia, donc je suis à l’aise avec un ordinateur, tout ça, tout ça… Il n’empêche que je dois apprendre à maîtriser un tout nouveau domaine.
  • il faut des sous ! Ben oui ! Ce que mon éditeur investissait à l’avance pour moi, je dois maintenant le payer de ma poche ! Écrire un roman bénévolement à ses heures perdues, c’est une chose, mais débourser pour payer la réviseure, le graphiste, le site web et autres frais, c’est pas pareil ! Ça tombe bien je disais à l’instant que j’ai un “vrai métier” à côté…

Malgré tout, j’adore les défis et j’adore apprendre de nouvelles choses. Cette autoédition de La renaissance de Pemberley est un test : si ça fonctionne bien, j’écrirai et je diffuserai d’autres romans de la même manière, en essayant de toujours garder un pied sur chaque continent.

Et en essayant de ne pas trop me casser la figure, si possible… 😉

EDIT : mon roman étant désormais sorti, je vous laisse regarder ici pour tous les articles où je raconte mes péripéties dans l’autoédition !

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