Le choix d’un titre


Autoédition / mardi, décembre 18th, 2018

Ce n’est pas toujours simple de trouver un titre pour son histoire. Parfois, c’est une évidence, parfois pas du tout et on se casse la tête. Et parfois aussi, on a des titres qui sonnent super bien, mais pas encore d’histoire à mettre dessus ! 😉


La cantatrice

  • Vol. 1 : La jeunesse d’Emma Albani
  • Vol. 2 : Le triomphe d’Emma Albani

Bof, bof, tout ça, non ? Moi je trouve ça bof, bof…

Ce ne sont pas mes titres, c’est mon éditeur qui me les a imposés. Perso, je voulais intituler mon livre L’Albani, car à l’époque des grandes cantatrices de la fin du XIXème siècle, on leur donnait une particule en signe de respect. On disait par exemple, “Hier, nous avons été voir la Melba, au théâtre”. C’est aussi comme ça qu’on les désignait dans les articles de journaux. Quand une artiste gagnait cette particule, c’était le signe qu’elle entrait dans la cour des grandes stars, et Emma, en son temps, s’est elle aussi fait appeler “l’Albani”…

Mon éditeur – et je le comprends – a préféré éviter ce titre, pour ne pas créer de confusion avec le pays (l’Albanie), et pour aussi pour donner le nom complet de l’héroïne. Il faut dire qu’ici, au Québec, Emma Albani a quasiment disparu des mémoires, alors il fallait aider un peu. Mon titre était peut-être élégant, mais beaucoup trop subtil pour le grand public. J’ai donc été déçue de la décision finale, mais j’ai fait confiance à mon éditeur (et puis j’étais débutante, ce n’était pas le moment de faire des caprices !)


Les filles de joie

  • Vol. 1 : Le Magnolia
  • Vol. 2 : L’heure bleue
  • Vol. 3 : La grimace du tigre

Pour cette seconde expérience, c’était beaucoup mieux : j’ai pu choisir mes titres comme je voulais et je me suis fait plaisir !

Le Magnolia, c’est tout simplement le nom de la maison close dans laquelle mon héroïne va se retrouver et qui va jouer un grand rôle dans sa vie. L’heure bleue, c’est ce moment très particulier entre la fin du jour et le début de la nuit, si propice à la nostalgie et à la mélancolie face à la noirceur qui s’avance. Quant à la grimace du tigre, ça fait référence à l’une des scènes du roman, mais c’est aussi pour moi un symbole encore plus fort. Je vous ferai peut-être un article pour vous révéler ce que j’ai mis derrière ce titre… 😉


La renaissance de Pemberley

C’était le titre de ma fanfiction d’il y a 10 ans, et il était important pour moi de ne surtout pas renommer le roman.

D’abord, parce que l’idée qui sous-tendait mon histoire n’a pas changé : il s’agit toujours de montrer un renouveau, une nouvelle ère qui commence pour Pemberley. Même si le texte a été récrit au grand complet et n’a plus grand chose à voir avec ma petite FF, concrètement je n’ai fait que continuer à dérouler un fil conducteur que j’avais déjà à l’époque.

Ensuite, je tiens à garder le lien entre la fanfiction amateure du début et son aboutissement sous la forme d’un roman historique solide, car c’est un projet que j’ai porté en moi pendant toutes ces années et que je boucle littéralement la boucle. C’est un exemple précieux de l’évolution de mon écriture dans le temps. Si j’avais changé le titre, ça aurait donné l’impression d’un nouveau projet, or ce n’est pas le cas : c’est bel et bien la fin d’une grande histoire, qui aura duré 10 ans.

Et puis, y’a pas à dire, j’aime beaucoup cette mise en abîme du roman-qui-a-donné-un-film-qui-a-donné-une-fanfiction-qui-a-donné-un-roman… Le plus grand compliment que je pourrais recevoir maintenant, ce serait que mon bouquin génère à son tour de nouvelles fanfictions. Après tout, pourquoi pas ? On peut rêver, non ? 😉

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